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Le cerveau halluciné

Le cerveau halluciné

Il a vu un éléphant rose ! Cette réflexion moqueuse exprime une des facettes de ce qu'évoquent les hallucinations. Amusement, sous-entendus (il devait être ivre !), étonnement, incrédulité. Mais aussi inquiétude quand on craint pour sa santé mentale. Pourtant, même si des pathologies, telles que la schizophrénie ou les troubles bipolaires, ainsi que des conditions extrêmes (manque de sommeil, isolement prolongé) favorisent les hallucinations, chacun – ou presque – peut y être confronté. Lors de l'endormissement, une personne sur trois y serait sujette.

Les hallucinations touchent tous les sens : les hallucinations visuelles, bien sûr, mais aussi auditives, verbales (entendre des voix), gustatives ou encore de l'équilibre et de l'orientation. Certaines mélangent même les sens. Le phénomène est complexe sur le plan physiologique, mais également sur le plan philosophique. Que sont ces hallucinations : une réalité qui n'en est pas une, une fausse perception, une illusion ? Rien de tout cela (à lire : entre rêve et perception, Hallucination : vrai ou faux ? )

Qui plus est, comment les étudier, alors qu'elles sont fugaces et imprévisibles ? En se tournant vers des individus qui en souffrent : des personnes schizophrènes. Grâce à l'imagerie cérébrale, on observe les aires du cerveau impliquées dans ces phénomènes et on comprend mieux les mécanismes en jeu dans les hallucinations verbales .

 

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